< Question biblique tirée de Tite

Q : Dans Tt 1,1, quel est le plan de l'épître à Tite ?

R : En voici un.

1,1-4 Salutation

1:5-16 Nomination d’anciens pour lutter contre les faux docteurs

. 1:5-9 Nomination des anciens, leurs qualifications et leurs devoirs

. 1:10-16 Lutte contre les faux docteurs

2:1-15 Comment et pourquoi nous devons nous comporter

. 2:1-10 Conseils pour les différentes étapes de la vie

. 2:11-15 Fonder notre comportement sur la grâce que Dieu nous accorde

3:1-11 Se concentrer sur l’obéissance et éviter les querelles

. 3:1-8 Rappel d’obéir et d’être prêt

. 3:9-11 Éviter les divisions insensées

3, 12-15 Messages personnels

Q : Dans Tt 1, 1, qu’y a-t-il d’intéressant dans la description que Paul fait de lui-même ici ?

R : Parmi tout ce que Paul aurait pu dire à Tite, il n’a mis l’accent que sur deux points ici.

Paul était un esclave, un serviteur, soumis à une autorité. Paul utilise toujours l’expression « serviteur de Jésus-Christ », sauf ici, où il dit « serviteur de Dieu ».

Paul était un apôtre, un envoyé, qui détenait une autorité.

Cela est tout à fait approprié, car bon nombre des questions que Paul souhaitait voir Tite aborder en Crète concernaient l’autorité.

Q : Dans Tt 1, 2 ; Tt 3, 7 et 1 Tm 6, 16, les chrétiens ont-ils la vie éternelle dès maintenant, ou s’agit-il uniquement de l’espérance de la vie éternelle après la mort ?

R : Les deux ; c’est un exemple du paradoxe « déjà / pas encore ». Nous avons la promesse certaine et l’existence continue, dès maintenant et pour l’éternité. Cependant, nous devons passer par certaines étapes, telles que la mort et le jugement au trône de Christ, avant de recevoir nos corps éternels et glorifiés. Voir également la réponse concernant 1 Timothée 6:16. Reportez-vous à l’analyse de 1 Corinthiens 3:12-15 pour plus d’informations sur le jugement au trône de Christ.

Q : Dans Tite 1:2, faut-il lire « Dieu qui « ne ment pas » » ou « ne peut pas mentir » ?

R : La translittération littérale est « Dieu qui ne ment pas ». Bien que le mot grec utilisé dans ce verset particulier puisse être interprété dans les deux sens, l’intention de Tite 1:2 est de nous assurer que nous pouvons avoir confiance en Dieu, car il ne revient pas sur sa parole. Hébreux6:18 , affirme également sans ambages qu’il est impossible à Dieu de mentir.

Q : Dans Tt 1,2, l’expression « avant le commencement des temps » signifie-t-elle que le temps tel que nous le connaissons a eu un commencement, ou s’agit-il simplement d’une expression pour désigner une époque très lointaine ?

R : Les chrétiens d’aujourd’hui ne sont pas d’accord sur ce point. Cependant, l’idée que le temps ait un commencement était déjà connue des auteurs de l’Antiquité, tels que Philon le Juif (15/20 av. J.-C. – 50 apr. J.-C.), dans son ouvrage *Sur la Création*, chapitre 7 (26), p. 5.

Q : Dans Tite 1, 5, quand Paul a-t-il laissé Tite en Crète ?

R : Paul se trouvait en Crète dans Actes 27, 7-9. Mais beaucoup pensent qu’il n’y avait pas assez de temps pour que Paul y laisse Tite, et estiment que Paul s’est rendu en Crète par la suite. Cela signifierait que Paul a été emprisonné deux fois à Rome, et qu’entre-temps, il s’est rendu en Crète par l . D’un autre côté, Paul a peut-être « laissé » Tite en Crète sans y débarquer lui-même.

Nous ne savons pas grand-chose de Tite. Il n’est mentionné que dans 2 Co 2, 13 ; 7, 6, 13, 14 ; 8, 6, 16, 23 ; 12, 18 ; Ga 2, 1-3 ; 2 Tm 4, 10

Q : Dans Tite 1, 5, que savons-nous de la Crète ?

R : La Crète est une grande île, d’environ 160 miles (260 km) de long d’est en ouest, et de 37 miles (60 km) à son point le plus large, du nord au sud. Elle était déjà peuplée bien avant Abraham, et Genèse 10, 14 appelle ses habitants les Caphtorites, du nom de Caphtor, l’ancien nom de la Crète. Certains des Peuples de la Mer, qui devinrent plus tard les Philistins, descendaient de ce peuple. La Crète était une île très peuplée. À l’époque d’Homère (et de David), elle comptait entre 90 et 100 villes, selon le Believer’s Bible Commentary, p. 2134. Elle compte aujourd’hui environ 630 000 habitants.

La Crète abritait une civilisation minoenne quelque peu mystérieuse, qui s’étendit de 2 700 à 1 800 av. J.-C. et prit fin à l’époque de Moïse, lorsque les Grecs mycéniens l’envahirent. La Crète constituait une escale évidente pour les navires faisant la liaison entre Chypre, la Syrie et la Judée d’une part, et Rome d’autre part.

Les Crétois étaient réputés pour être des menteurs ; le terme grec kritizo, qui signifie « crétoiser », désignait le fait de mentir. Tite devait faire face à certaines difficultés. Mais, tout comme nous, Tite devait se rappeler que le combat n’était pas le sien, mais celui du Seigneur.

Q : Dans Tt 1, 5, 10 et 12, pourquoi l’Église du Christ aurait-elle besoin d’être fortifiée par nous ?

R : Bien que Dieu agisse au sein de l’Église, il utilise généralement des personnes comme instruments de son œuvre. Nous aimons penser que les Églises primitives n’avaient pas de problèmes. Mais les Églises de Corinthe, de Galatie, de Crète et six des sept Églises de l’Apocalypse montrent que c’est les considérer à travers des lunettes roses. Tout comme une maison peut avoir des problèmes de vétusté, de termites et de fondations, il peut y avoir au moins trois types de renforcement nécessaires dans une Église.

a) Tite 1, 5 montre que même dans une véritable Église, il peut y avoir des lacunes criantes.

b) Tite 1, 10 montre qu’il peut y avoir, au sein même de l’Église, des obstacles envoyés par Satan pour l’attaquer.

c) Dans Tite 1:12, la remarque concernant les Crétois nous rappelle qu’une culture particulière est souvent plus encline à commettre ou à fermer les yeux sur certains péchés que d’autres. Les responsables d’Église doivent ramener l’Église de cette culture aux vérités intemporelles de Jésus-Christ.

Q : Dans Tt 1, 5, quand une organisation est-elle nécessaire au sein d’une Église, et quand peut-on parler d’une organisation excessive ?

R : Apparemment, Dieu souhaitait une certaine organisation ; Paul a en effet demandé à Tite de nommer des anciens dans chaque Église, en Tite 1, 5. Les anciens, surveillants ou presbytres de l’Église sont mentionnés dans Actes 14, 23 ; 15, 2, 4, 6 ; 15, 22, 23 ; 16, 4 ; 20, 17 ; 20, 28 ; 21, 18 ; Philippiens 1, 1 ; 1 Timothée 4, 14 ; 5, 17 ; Tite 1, 5 ; et Jacques 5, 14. Un ancien est mentionné individuellement en 1 Timothée 3, 1-2 ; Tite 1, 7.

Les diacres sont mentionnés dans Philippiens 1, 1 ; 1 Timothée 3, 8-13. Les diaconesses sont mentionnées dans 1 Timothée 3, 11. L’organisation, au sein d’une Église ou de toute autre structure d’ailleurs, peut dégénérer lorsqu’elle encourage l’intérêt personnel au détriment de l’organisation, qu’elle devient élitiste et qu’elle instaure une hiérarchie qui se perpétue pour elle-même. Dans les Églises catholique et orthodoxe, les fonctions apparues plus tard, telles que celles de lecteurs, de lecteurs officiels, de chœrépiscopes (évêques ruraux ou itinérants), d’archevêques, de cardinaux, de très révérends, de métropolites, de moines, d’abbés, de moniales, d’abbesses, de frères, de frères mendiants, d’enfants de chœur, de papes et de patriarches, ne sont mentionnées nulle part dans la Bible.

Q : Dans Tt 1, 6, que signifie « n’avoir qu’une seule femme » ou être « un homme fidèle à une seule femme » ?

R : Quatre sous-questions se posent ici : la polygamie, le divorce, le remariage et le célibat. De toute évidence, un homme ayant plus d’une épouse à la fois est un homme « qui a plusieurs femmes ». Un homme qui a péché en choisissant de divorcer de son épouse (sauf en cas d’adultère), puis en se remariant avec une autre personne, ne pourrait pas non plus être ancien. Au-delà de ces cas évidents, les avis divergent.

Les historiens de l’Église mentionnent que Pierre était marié et qu’après la résurrection du Christ, il est resté marié. Lorsque l’épouse de Pierre a été martyrisée, il lui a crié depuis la foule : « Souviens-toi du Seigneur ». Mais comme Pierre était probablement déjà marié avant que ce passage ne soit rédigé, cela n’a pas d’importance ici.

De nombreux évêques des débuts du christianisme étaient célibataires.

Dans les Églises orthodoxes orientales, un prêtre peut être marié ou avoir fait vœu de célibat. Mais si un prêtre est marié et que son épouse décède, il n’est pas autorisé à se remarier tout en conservant son sacerdoce.

Dans les Églises bibliques, une femme peut exercer la fonction de pasteur auprès des femmes et des enfants. Toutefois, pour les deux sexes au sein de ces Églises, un pasteur est considéré comme irréprochable si c’est son conjoint qui a demandé le divorce, mais pas si c’est lui qui a demandé le divorce (sauf en cas d’adultère).

Les chrétiens ne s’accordent pas sur la question de savoir si une personne remplit cette condition lorsqu’elle se remarie après le décès de son conjoint.

Q : D’après Tite 1:6, peut-on être ancien si l’on n’a pas d’enfants ?

R : Oui, il arrive parfois que des personnes ne puissent pas avoir d’enfants. De nombreux évêques des débuts du christianisme n’avaient ni épouse ni enfants.

Q : Dans Tite 1:6, un ancien est-il disqualifié si ses enfants adultes sont infidèles, ou seulement s’il s’agit d’enfants vivant sous son toit ?

R : Les chrétiens ne sont pas d’accord. Le « Believer’s Bible Commentary », p. 2136, précise qu’il s’agit uniquement des enfants placés sous l’autorité parentale au sein du foyer.

Q : Pourquoi Tite 1, 6-8 et 1 Timothée 3, 2-7 présentent-ils de légères différences quant aux conditions requises pour être ancien ?

R : Paul donnait deux descriptions complémentaires d’un ancien qualifié, mais il n’a pas donné de définition précise de ce qu’est un ancien qualifié. Paul n’établissait pas une liste exhaustive de règles, car selon les époques et les cultures, d’autres éléments pouvaient également entrer en ligne de compte. Les responsables chrétiens doivent plutôt faire preuve de discernement selon Dieu pour choisir les anciens, et les conditions énoncées dans Tite 1, 6-8 et 1 Timothée 3, 2-7 constituent ensemble une liste minimale, et non une liste exhaustive.

Q : Dans Tite 1, 7, les termes « ancien » et « surveillant/évêque » sont-ils interchangeables dans la Bible ?

R : Oui. L’Église a besoin de responsables pieux, mais n’oubliez pas que les qualités qui font le succès d’un homme dans les affaires ne sont pas toutes les mêmes que celles qui rendent quelqu’un apte à être ancien, bien qu’il y ait un certain recoupement.

Q : Dans Tite 1, 7 et 11 et 1 Pierre 5, 2, en quoi l’argent peut-il être « souillé » ?

R : Cela signifie « gain malhonnête », et pas seulement le vol ou le brigandage. Cela peut désigner toute situation où une personne tire profit de quelque chose dont elle ne devrait pas tirer profit. Au Moyen Âge, les gens se rendaient à la messe avec une pièce de monnaie à la main. Le prêtre prenait la pièce et leur donnait une hostie. Souvent, les laïcs ne recevaient pas de vin ; seul le clergé en buvait. Pas de pièce, pas d’hostie. Un problème se posait lorsque des frères itinérants parcouraient les localités, célébraient la messe et écoutaient les confessions : ils percevaient l’argent des indulgences, et les prêtres voyaient leurs revenus diminuer dès que ces frères étaient dans les parages.

Les gens peuvent également rechercher des gains malhonnêtes qui ne se traduisent pas directement par de l’argent. Ils peuvent rechercher une position et le pouvoir, ce qui, bien que cela puisse mener à davantage d’argent et à un salaire plus élevé, peut être davantage une question de pouvoir que d’argent.

Q : Dans Tt 1, 9, qu’est-ce que « s’attacher fermement à la parole fidèle » par opposition à ne pas le faire ?

R : Vous pouvez négocier et faire des compromis sur certaines choses, mais la vérité de l’Évangile ne doit pas en faire partie. Bien sûr, ne pas s’y tenir fermement peut signifier nier les vérités de l’Évangile, comme le fait qu’il n’y a pas d’autre chemin vers le ciel que Jésus. Cependant, ne pas s’y tenir fermement peut également s’appliquer à l’enseignement selon lequel les vérités de l’Évangile ne sont que de simples opinions, ou ne sont pas essentielles.

Q : Dans Tite 1, 10, pourquoi les adversaires de Paul étaient-ils si nombreux ?

R : En très peu de temps, un grand nombre de personnes se sont levées pour s’opposer à Paul. C’était probablement parce que Paul faisait tant d’efforts pour amener les gens au Christ, et que Satan a tenté de rallier toutes les personnes qu’il pouvait pour s’opposer à lui. Une partie de cette opposition provenait de fausses doctrines, une autre du désir de mener une vie pécheresse, et une autre encore n’était peut-être ni l’une ni l’autre, mais simplement un rejet général de l’autorité. Parfois, lorsqu’une personne réussit particulièrement bien dans un domaine, il y a des personnes malveillantes qui veulent la faire tomber, ne serait-ce que parce qu’elles ne supportent pas de voir quelqu’un d’autre réussir.

Q : Dans Tite 1, 11, en quoi la diffusion de faux enseignements cause-t-elle du tort ?

R : Même lorsqu’il ne s’agit pas d’une hérésie qui mène à la perdition de l’âme, cela peut semer la confusion parmi les chrétiens et diviser l’Église. Lorsqu’il est dit qu’il faut faire taire leur bouche, cela signifie qu’ils doivent être exclus de l’Église. Même s’ils sont chrétiens, s’ils dispersent le troupeau de Dieu par leurs faux enseignements, ils doivent être expulsés.

Q : Dans Tite 1, 11, comment les calvinistes et les non-calvinistes interprètent-ils ce verset et l’offre de l’Évangile à tous ?

R : Certains calvinistes affirment que l’Évangile n’est pas proposé à tous. L’hyper-calviniste A.W. Pink, dans *La souveraineté de Dieu*, déclare : « En ce qui concerne la nature et le contenu de l’Évangile, la plus grande confusion règne aujourd’hui. L’Évangile n’est pas une « offre » que les colporteurs évangéliques peuvent brandir à tout va. L’Évangile n’est pas une simple invitation, mais une proclamation… On ne demande à aucun homme de croire que le Christ est mort pour lui en particulier. … L’Évangile, en bref, est le suivant : le Christ est mort pour les pécheurs, vous êtes un pécheur, croyez au Christ, et vous serez sauvé. » (p. 209, italiques dans l’original). Remarquez la subtilité ici : puisque le Christ est mort pour les pécheurs, et que vous êtes un pécheur, un pécheur pourrait facilement penser que le Christ est mort pour lui. Cependant, Pink pense en réalité que le Christ est mort pour certains pécheurs, dont vous faites peut-être partie, ou peut-être pas. Pour compléter le point de vue de Pink, celui-ci croyait en la prédication de l’Évangile (ibid., p. 210), et estimait que nous devrions être actifs et non fatalistes dans la prédication et l’accomplissement de l’œuvre chrétienne.

Les non-calvinistes et certains calvinistes estiment que l’Évangile est proposé à tous. Ce qui suit est tiré d’un livret rédigé par un calviniste.

Dans la brochure intitulée *Sinners, Jesus Will Receive* (Les pécheurs que Jésus accueillera), l’avant-propos de James Boice indique : « Selon la façon dont les hyper-calvinistes envisagent ces questions aujourd’hui, Jésus a dû commettre une erreur lorsqu’il a expliqué en détail l’Évangile à Nicodème, comme le rapporte Jean 3. […] Nicodème n’était pas né de nouveau. Ainsi, selon la logique de ces personnes, Jésus aurait dû mettre fin à la discussion à ce moment-là. « Revenez plus tard, lorsque vous serez né de nouveau », aurait-il dû dire… Jésus savait précisément ce qu’il faisait. … Le pasteur Bill Payne, du Canada, le sait et souhaiterait que tous les autres calvinistes le sachent également ; c’est pourquoi il a rédigé ce petit livret. Il déplore tout particulièrement que tant de personnes utilisent une bonne théologie pour minimiser la responsabilité qui nous incombe, en tant que chrétiens, d’accomplir cette œuvre tout aussi louable qui consiste à inviter les pécheurs à venir à Jésus-Christ. »

William Payne, dans son livret intitulé *Sinners, Jesus will Receive*, à la page 23, déclare : « Le problème consistant à trouver un équilibre entre la foi réformée – dont fait partie la doctrine de l’expiation limitée – et l’offre universelle s’est également posé en Angleterre. On le constate dans l’histoire d’Andrew Fuller, l’un des grands noms indissociables de William Carey dans l’œuvre missionnaire. Fuller, né en 1754, avait été élevé dans un milieu pastoral influencé par un type de prédication qui ne croyait pas à l’offre universelle. Il s’agissait, comme quelqu’un l’a exprimé, d’une « prédication à la manière de Gill ». Fuller fut appelé au pastorat à l’âge de 21 ans et, dès le début de son ministère, il trouva un soutien dans les écrits de Bunyan et de Gill. Cependant, il se rendit vite compte qu’il existait une grande différence entre ces deux hommes. Alors qu’ils adhéraient tous deux fermement à la théologie calviniste, y compris l’expiation limitée, Bunyan n’hésitait manifestement pas à inviter tous les pécheurs, où qu’ils se trouvent, à venir au Christ, tandis que Gill n’aurait jamais fait une telle chose. Après de nombreuses prières et de nombreuses études, Fuller parvint à la conclusion que Bunyan était conforme aux Écritures sur ce point, contrairement à Gill. Les convictions de Fuller l’ont finalement conduit à rédiger le célèbre ouvrage intitulé *The Gospel Worthy of All Acceptation* (L’Évangile digne d’être accepté par tous), et c’est directement à la suite de ce livre que Carey est parti porter l’Évangile en Inde… Nous ajouterions cette remarque pour conclure ce bref aperçu historique : en s’écartant de la position hypercalviniste, où il n’y avait pas d’offre gratuite de l’Évangile, des hommes tels que Boston et Fuller ne sont pas pour autant devenus des arminiens ! » p. 23

À la page 22, Payne déclare : « Le fait que l’hypercalvinisme ait envahi une grande partie de l’Église d’Écosse à cette époque est attesté par le fait que la réédition du *Marrow* a provoqué un grand émoi et qu’elle a été condamnée par l’Assemblée générale de l’Église d’Écosse. »

Jean Calvin lui-même croyait que l’Évangile était proposé à tous. « La miséricorde de Dieu est offerte de la même manière à ceux qui croient et à ceux qui ne croient pas », selon la brochure *Sinners Jesus Will Receive*, p. 21. Tous les
calvinistes croient tous que l’offre de salut contenue dans l’Évangile doit être proclamée à tous.

Q : Dans Tite 1:12, pourquoi Paul citait-il une source non biblique ?

R : Paul était libre de citer toute parole vraie de son choix. Voir la discussion sur Actes 17, 16-34 pour plus d’informations.

Q : Dans Tt 1, 12, pourquoi Paul semble-t-il insulter les Crétois ?

R : En réalité, Paul citait leur propre littérature, plus précisément un célèbre poète crétois, Épiménide (vers 600 av. J.-C.). Il s’agit du même Épiménide que Paul a cité dans Actes 17, 28. Ni Paul ni Épiménide ne voulaient dire que chaque Crétois, y compris Épiménide lui-même, n’avait jamais dit une seule vérité. Ils voulaient plutôt dire que les Crétois avaient tendance à mentir. Voici la citation qu’Épiménide fait prononcer à Minos, le fils de Zeus.

« Ils t’ont érigé un tombeau, ô Saint et Très-Haut – les Crétois, menteurs invétérés, bêtes malfaisantes, ventres oisifs ! Mais tu n’es pas mort ; tu vis et tu demeures pour toujours, car c’est en toi que nous vivons, que nous nous mouvons et que nous existons. » (d’après M.D. Gibson, éd., Horae Semiticae, p. 40, en syriaque).

Paul ne fait ici ni preuve d’humour ni d’insulte. La vérité objective est que les peuples de certaines cultures sont plus enclins à commettre certains péchés. Il existe parfois une base génétique, comme chez les Indiens d’Amérique du Nord et l’alcoolisme, et d’autres fois, une culture présente des péchés dominants sans aucune base génétique, mais dus à des facteurs externes. Par exemple, à une certaine époque, un grand nombre de personnes en Chine étaient dépendantes à l’opium, en raison de la victoire des Britanniques lors des guerres de l’opium visant à protéger leur soi-disant « droit » d’exporter de l’opium vers la Chine. Selon vous, quels sont les péchés dominants de votre culture ?

Clément d’Alexandrie (Stromates (193-202 apr. J.-C.), livre 1, chap. 14, p. 313) confirme les paroles de Paul concernant les Crétois. Le terme grec kritizo, « crétoiser », signifiait « mentir », selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 11, p. 433.

Le poète grec Callimaque a également tenu des propos très similaires. Athénagoras (177 apr. J.-C.) cite l’Hymne à Jupiter de Callimaque, vers 8 et suivants : « Les Crétois mentent sans cesse ; car eux, ô roi, t’ont érigé un tombeau alors que tu n’es pas mort. » *A Plea for Christians*, chap. 29, p. 145. Origène utilise également le même argument dans *Contre Celse*, livre 3, chap. 43, p. 481. Cette citation est intéressante car elle met en évidence une incohérence dans la religion païenne grecque. Alors que les Crétois ont construit un tombeau pour honorer Jupiter défunt, comment celui-ci pourrait-il encore être vénéré s’il est toujours mort et que son corps repose dans ce tombeau ? Si Jupiter n’est pas vivant, il est alors inutile de l’adorer ou de prier pour obtenir son aide. Mais si les Grecs pensaient que Jupiter était revenu à la vie, ils ne devraient pas considérer la résurrection des morts comme hors du domaine du possible. En somme, une forme de mensonge est le « mensonge institutionnel », où toute une culture affirme explicitement quelque chose dont elle sait pertinemment que ce n’est pas vrai.

Q : Dans Tite 1, 13, que faites-vous lorsque les personnes auprès desquelles vous exercez votre ministère ne semblent pas très « prometteuses » ?

R : Nous devons prier avec humilité pour obtenir le discernement. D’une part, nous n’en sommes pas certains, car c’est Dieu qui connaît leur cœur, et non nous. D’autre part, lorsque nous constatons qu’il y a plus d’occasions de servir le Seigneur que nous n’avons de temps pour le faire, alors, en nous fondant sur les meilleures informations dont nous disposons, les chrétiens devraient se rendre là où les besoins sont les plus grands et où leur action aura le plus d’impact. Mais plutôt que d’agir en « justiciers solitaires », les chrétiens devraient travailler ensemble, unis.

Q : Dans Tite 1, 14, à quelles fables juives Paul fait-il référence ?

R : Les Écritures ne le précisent pas. Mais nous savons que les Juifs possédaient un grand nombre de livres de fables et de traditions, conservés aujourd’hui dans les apocryphes et les pseudépigraphes. Ceux-ci faisaient probablement partie des mythes que Paul a demandé à Timothée d’ordonner aux gens d’éviter dans 1 Timothée 1:4. En tant que chrétiens, nous devons clairement faire la distinction entre la Parole de Dieu et notre interprétation de cette Parole. Voir Proverbes 30, 5-6 et 1 Corinthiens 4, 6 pour plus d’informations à ce sujet.

Q : Dans Tite 1, 15, en quoi « toutes choses sont-elles pures pour ceux qui sont purs » ?

R : Cela est vrai à plusieurs égards.

D’un point de vue positif, les personnes intègres ne cherchent pas toujours des moyens d’agir de manière malhonnête, ni ne soupçonnent systématiquement les autres d’agir avec des motivations malhonnêtes.

D’un autre côté, une personne, sans réfléchir à fond, pourrait se mettre dans une situation où elle risquerait d’être soupçonnée de commettre un acte malveillant, même si ce n’est pas le cas et que ce n’était pas son intention. Nous devons donc éviter même l’apparence ou la forme du mal, comme le dit 1 Thessaloniciens 5:22. De même, elle pourrait ne pas se méfier d’autrui alors qu’elle le devrait. Elle peut mettre du temps à se rendre compte que cette personne agit de manière cohérente avec quelqu’un qui a des arrière-pensées.

Dans le Sermon sur la montagne, Matthieu 5, 8 dit : « Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu. » Mais Jésus nous a également dit d’être prudents comme des serpents et simples comme des colombes, en Matthieu 10, 16 et suivants.

Q : Dans Tite 1:15, puisque toutes choses sont pures, qu’en est-il de la marijuana, du LSD, de l’extorsion, du viol, etc. ?

R : Paul affirme que tous les aliments nutritifs sont légitimes à consommer. Les gens ne devraient pas s’injecter ni avaler de drogues qui détruisent l’esprit, telles que la cocaïne ou le LSD, pas plus qu’ils ne devraient manger des excréments.

Q : Dans Tite 1, 16, en quoi certaines personnes sont-elles inaptes à faire quoi que ce soit de bien, « réprouvées pour toute bonne œuvre » ?

R : Si leur caractère fait honte au Christ et à l’Église, même les bonnes actions qu’ils tentent d’accomplir ne seront pas prises en compte aux yeux du monde. Pour certains, ce n’est pas seulement ce qu’ils ignorent, mais aussi les choses auxquelles ils croient qui sont fausses, et celles qu’ils considèrent comme importantes alors qu’elles ne le sont pas. Comme l’indique le Believer’s Bible Commentary, p. 2138 : « La vie des faux docteurs était une calomnie plutôt qu’une Bible. »

Q : Dans Tite 1:16, comment faut-il traiter les personnes qui nuisent à l’Église ou à une organisation, ou qui les sapent ?

R : Vous devez gérer cette situation de la même manière que si votre frère péchait contre vous, comme le décrit Matthieu 18, 15-17. Essayez d’abord de le corriger en privé. Avec un peu de chance, il se rendra compte de son erreur et reconnaîtra lui-même devant les autres qu’il avait tort, en précisant quelle est la position correcte. Mais si cela ne fonctionne pas, il faut alors prendre avec soi une ou deux autres personnes, en tant que témoins, et tenter de lui montrer son erreur. Si cela ne fonctionne toujours pas, alors toute l’Église doit en être informée et la personne, même si elle est croyante, doit être exclue de l’Église.

Ce qui précède s’applique aussi bien aux affaires privées qu’aux affaires publiques. Mais en outre, en cas de faux enseignement, l’erreur doit être signalée et réfutée devant l’ensemble de l’auditoire auquel elle a été initialement enseignée. Ainsi, si l’erreur a été enseignée à toute une classe d’école du dimanche ou lors d’un culte, la réfutation expliquant pourquoi cette personne a enseigné de manière erronée et quel est l’enseignement correct doit s’adresser à l’ensemble de la classe d’école du dimanche ou de l’Église.

Q : Dans Tite 2:1, quels sont quelques exemples de situations où un chrétien pourrait tenir des propos inappropriés ?

R : Il existe diverses façons pour un chrétien de tenir, par inadvertance ou non, mais par négligence, des propos inappropriés.

Des propos qui incitent les autres à pécher.

Les commérages ou la calomnie

Se moquer du christianisme, d’autres chrétiens, ou rabaisser les autres en général

Tout ce qui déshonore Dieu ou ne Le glorifie pas.

N’oubliez pas que, quelle que soit la situation, vous avez toujours la possibilité de ne rien dire. Comme l’a dit un jour quelqu’un : « Mieux vaut se taire et passer pour un imbécile que d’ouvrir la bouche et dissiper tout doute. »

Q : Dans Tite 2, 2-6, si Tite doit enseigner lui-même aux hommes âgés, aux femmes âgées et aux jeunes hommes, pourquoi ne pas enseigner aux jeunes femmes ?

R : La Bible ne le précise pas. Cependant, les chrétiens ont remarqué cette « omission délibérée » et y voient au moins trois raisons.

1. Une tentation potentielle pour Tite.

2. Le risque de donner une mauvaise impression aux autres, même si Tite et les femmes étaient tous deux purs. (2 Corinthiens 8, 21 ; 1 Thessaloniciens 5, 22)

3. Non seulement une tentation pour les femmes, mais aussi une distraction par rapport à l’enseignement de Tite sur la vérité de Dieu.

Lorsque j’étais étudiant de premier cycle à l’université du Texas, je n’avais pas réfléchi à la vérité que sous-entendait cette « omission délibérée » dans l’épître à Tite. Un jour, j’ai invité une jolie chrétienne dans ma chambre d’étudiant, j’ai fermé la porte et nous avons étudié la Bible ensemble. Après son départ, les autres garçons (non-chrétiens) se sont moqués de moi, m’accusant de savoir ce que j’avais bien pu faire seul dans ma chambre avec cette jeune fille. Environ une semaine plus tard, une autre jeune fille est venue dans ma chambre et nous avons étudié la Bible ensemble ; les garçons ont pensé la même chose, malgré mes protestations d’innocence. La semaine suivante, les deux jeunes filles sont venues ensemble et, comme elles me l’ont dit plus tard, soit j’étais un type formidable, soit je disais peut-être la vérité après tout. Même si elles ont fini par me croire entièrement, j’ai commis une erreur en ne prenant pas soin d’éviter l’apparence du mal.

Dans Tite 2:7, le mot « eux » ne figure pas dans le texte grec. Tite ne doit donc pas leur donner [aux jeunes hommes] l’exemple, mais donner l’exemple [à tous].

Q : Dans Tt 2, 6, quelle serait la différence entre deux chrétiens qui ont un bon caractère chrétien, si ce n’est que l’un fait preuve de maîtrise de soi et l’autre non ?

R : Le mot grec utilisé ici, sophron/sophronas, que l’on retrouve dans 1 Timothée 3:2 ; Tite 1:8 ; 2:4, a un sens large. Il signifie « ne pas être sous l’influence de quoi que ce soit », « avoir l’esprit sobre » et « faire preuve de maîtrise de soi ». Cela implique de dire « non » au péché, comme indiqué dans Tite 2:12.

Q : Dans Tt 2, 9, pourquoi les esclaves devraient-ils obéir à leurs maîtres ?

R : Les empires antiques reposaient sur l’esclavage, et se soumettre à l’esclavage était généralement la seule option possible. Si certains maîtres étaient bienveillants, beaucoup ne l’étaient pas. Étant donné que de nombreux chrétiens étaient esclaves, leur situation s’améliorait généralement s’ils obéissaient plutôt que de désobéir.

Il s’agit également d’un cas particulier de ce que Jésus a dit de manière générale dans Matthieu 5:39 : « Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. » 1 Pierre 2:18-25 évoque également le fait que les esclaves doivent supporter leurs maîtres, même les plus sévères. Voir également l’analyse de 1 Corinthiens 7:21-23.

Q : Dans Tite 2:9, les esclaves doivent-ils obéir à leur maître en toutes choses, y compris dans les choses impies ?

R : Non. Ils devaient donner l’exemple en obéissant à leurs maîtres, mais ils ne devaient pas désobéir à Dieu, qui est l’autorité suprême.

Q : Dans Tite 2, 10, pourquoi demande-t-on tout particulièrement aux esclaves de ne pas voler ni dérober ?

R : Les esclaves domestiques se trouvaient dans une situation où ils pouvaient voler des objets sans que le maître ne sache jamais quel esclave était l’auteur du vol. Il serait facile pour un esclave de justifier le vol : puisque le maître (despote en grec) me force à être son esclave, je devrais en tirer quelque chose en retour. Une justification du péché peut paraître logique à la personne concernée, mais elle n’est pas acceptable aux yeux de Dieu.

Q : Dans Tite 2, 11, comment la grâce qui apporte le salut a-t-elle pu apparaître aux hommes, puisque tous ne sont pas sauvés, contrairement à l’hérésie de l’universalisme ?

R : Elle a été annoncée à tous sur terre, mais cela ne signifiait pas que tous choisiraient d’en bénéficier. L’offre gratuite de l’Évangile doit être présentée à tous, comme l’a fait Pierre dans Actes 2, 38. Pleurez-vous pour les perdus dans Luc 19, 41 ? Voir également 2 Thessaloniciens 2, 8 ; 1 Jean 2, 2 ; et 1 Timothée 4, 10.

Q : Dans Tite 2, 11, comment la grâce qui apporte le salut a-t-elle pu apparaître à tous les hommes, puisque tous n’ont pas vu Jésus ?

R : Le grec utilisé ici est au datif et peut être traduit par « à tous les hommes » ou « pour tous les hommes ». La grâce qui apporte le salut peut se manifester à tous de trois manières au moins.

1. À terme, tous les hommes vivant sur terre connaîtront Jésus et l’Évangile et prendront une décision.

2. Elle a même été annoncée à ceux qui étaient morts, selon 1 Pierre 3:19 et 1 Pierre 4:6.

3. Au cours du Millénium, tous ressusciteront et connaîtront Jésus, selon Apocalypse 20:5.

Q : Tite2:13 enseigne-t-il que Jésus est Dieu ?

R : Oui. Bien que le grec soit ambigu, le sens est clair. Combien y a-t-il d’apparitions, et laquelle correspond à Dieu le Père ? Il n’y a qu’une seule apparition, et c’est celle de Jésus-Christ, non pas celle de Dieu le Père. D’un point de vue grammatical, la phrase grecque pourrait être paraphrasée de manière approximative de deux façons :

(a) l’apparition de deux êtres : 1) notre grand Dieu, et 2) notre Sauveur, Jésus-Christ. (deux êtres)

(b) l’apparition de celui-ci : notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. (celui-ci étant)

Cependant, s’il s’agissait de la première interprétation, quand Dieu le Père apparaîtra-t-il lors de la seconde venue du Christ ? Puisque tous s’accordent à dire que c’est Jésus, et non le Père, qui apparaît lors de la seconde venue du Christ, le sens originel correspondait à la seconde interprétation et non à la première. Il s’agit là d’un point important à partager avec les Témoins de Jéhovah.

Le grec de Jean Chrysostome était si éloquent qu’on le surnommait « Chrysostome », ce qui signifie « à la bouche d’or ». Avant son martyre en 407 après J.-C., il écrivit également à propos de ce verset que celui-ci ne pouvait en aucun cas faire référence à une « apparition » du Père.

La réponse (b) est donc correcte et cela fait référence à Jésus en tant que Dieu.

Q : Dans Tite 2:15 et 1 Timothée 4:12, comment Tite et Timothée pouvaient-ils faire en sorte que personne ne les méprise ?

R : Dans la mesure du possible, ils devaient résister à leurs frères chrétiens ou à d’autres personnes qui les méprisaient en raison de leur jeunesse.

Paul mentionne cela à deux reprises en s’adressant à deux personnes différentes ; il considérait donc cela comme un problème potentiel important. Lorsque Paul a choisi d’envoyer Timothée et Tite, il n’a peut-être pas choisi les personnes les plus impressionnantes en apparence, mais il n’était pas tenu de le faire. Paul souhaitait choisir les meilleures personnes à envoyer. Parfois, notre ministère et notre réputation peuvent être minimisés par le mépris public d’autrui. Vous devez défendre votre réputation, mais sans vous laisser entraîner vous-même dans la boue.

Q : Dans Tite 3, 1, les chrétiens crétois avaient probablement déjà entendu la plupart de ces choses auparavant. Comment rappeler utilement aux gens des choses qu’ils savent déjà ?
R : Vous pouvez répéter le message en utilisant des mots différents. Mais sachez qu’il existe des façons totalement différentes de transmettre un message. Vous pouvez présenter les informations sous forme de grandes lignes, ou vous pouvez raconter des histoires. Vous pouvez donner des exemples de personnes qui suivent ces principes, ou des contre-exemples de personnes qui ne les suivent pas. Parfois, vos questions peuvent toucher une personne plus profondément que vos déclarations.

Essayez peut-être de découvrir ce qui, d’autre, les empêche de suivre ces principes.

Q : D’après Tite 3, 1 et Romains 13, 1, les chrétiens doivent-ils obéir au gouvernement en toutes circonstances ?

R : Non. Les premiers chrétiens faisaient la distinction entre ce qu’ils appelaient, par un jeu de mots, les « lois légales » et les « lois illégales », comme le fait d’offrir des sacrifices à l’empereur romain. Ils obéissaient à toutes les lois qui ne violaient pas la loi de Dieu, mais ils préféraient mourir plutôt que de se soumettre à des lois contraires à Dieu.

Q : Dans Tite 3, 2, comment pouvons-nous, peut-être par inadvertance, manquer de faire preuve d’humilité envers tout le monde ?

R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.

Ce qui n’est pas la réponse : ne faites pas ce que vous pensez être irrespectueux. Ce n’est qu’une réponse partielle, car il peut y avoir des choses que nous ne considérerions pas comme irrespectueuses si elles nous étaient faites, mais qu’ils considèrent comme très irrespectueuses. Une chose peut nous sembler anodine, voire drôle, mais constituer une grave offense pour quelqu’un d’autre.

La réponse : Soyez respectueux envers eux, en vous conformant à ce qu’ils considèrent comme respectueux, tant que cela ne compromet pas vos convictions ou votre message. À titre d’exemple de ce qui ne compromet pas notre message : si quelqu’un considère le fondateur de sa religion comme un prophète, et que celui-ci a fondé une fausse religion, ne parlez pas comme si vous reconnaissiez qu’il est un prophète. Mais vous pouvez respecter une personne sans pour autant respecter sa fausse religion.

Soyez doux et courtois (1 Pierre 3:8), ne rendez pas le mal pour le mal, mais bénissez plutôt (1 Pierre 3:9).

L’une des raisons d’être patient envers les autres est de nous rappeler à quel point nous étions nous-mêmes insensés avant d’avoir mûri dans le Seigneur, comme l’indique The Expositor’s Bible Commentary, vol. 11, p. 444.

Ne dites pas de choses qui les rabaissent. Une personne peut être excessivement préoccupée par son apparence physique, ses aptitudes sportives, son intelligence, ses connaissances dans un domaine particulier, ses biens, etc. Si vous faites une remarque susceptible de dénigrer l’un de ces aspects, vous pourriez être surpris de voir cette personne s’offusquer profondément pour une broutille. Et surtout, ne faites pas de remarques irréfléchies de ce genre devant quelqu’un d’autre.

Écoutez leurs critiques ; vous pourriez avoir tort. Certaines peuvent être fondées, d’autres totalement à côté de la plaque, et d’autres encore, bien qu’à côté de la plaque, peuvent néanmoins comporter une part de vérité. L’une des raisons pour lesquelles certains ont rejeté Jésus est qu’Il ne correspondait pas à leur conception d’un Messie couronné de succès. Peut-être qu’une autre personne ne correspond pas à notre définition de la réussite, mais le problème réside peut-être dans notre définition elle-même.

Si quelqu’un vous confie quelque chose en privé, en toute confiance, ne trahissez pas sa confiance en le répétant à d’autres, à moins qu’il ne s’agisse d’une question de vie ou de mort, ou d’une autre situation grave.

Q : Dans Tite 3:2, puisque nous ne devons dire du mal de personne, pourquoi Paul a-t-il dit du mal de Phygellus et d’Hermogène (2 Timothée1:15 ), ainsi que d’Hyménée et de Philète (2 Timothée2:17 ) ?

R : Paul ne voulait pas dire qu’il ne fallait jamais parler négativement de qui que ce soit, car Jésus a qualifié les pharisiens d’hypocrites, d’assassins et de race de vipères dans Matthieu 23:13-36. Paul, Jean-Baptiste et tous les prophètes de l’Ancien Testament ont, à juste titre, tenu de nombreux propos négatifs à l’égard de certaines personnes.

La NIV traduit cela par « ne calomniez » personne. La calomnie est un discours négatif qui est faux et dont on sait qu’il est faux, ou qui est prononcé sans se soucier de savoir s’il est vrai ou non.

Dire du mal de quelqu’un, c’est dire quelque chose que cette personne ne voudrait pas que vous disiez. Il y a un moment et un lieu pour le faire, et un moment et un lieu pour s’en abstenir. Alors, quand devriez-vous dire quelque chose de négatif à propos d’une personne en particulier ? Avant de dire quelque chose de négatif à propos de quelqu’un, vous devriez « surveiller » vos paroles et ne rien dire si cela ne remplit pas l’une de ces quatre conditions.

Est-ce entièrement vrai (et non diffamatoire) ? Savez-vous que tout cela est vrai ? Si ce n’est que partiellement vrai, ou si une partie est vraie et que vous ne savez pas si le reste l’est ou non, alors ne le dites pas. Si une partie est vraie, mais que le contexte est trompeur, alors dans l’ensemble, ce n’est pas vrai.

Est-ce utile ou nécessaire ? Même si tout est vrai, en quoi est-il utile ou nécessaire qu’une tierce personne le sache ? Par exemple, si une tierce personne s’apprête à conclure une affaire avec l’autre personne, et que cette dernière s’est déjà montrée malhonnête dans des relations commerciales par le passé, il serait utile à la tierce personne de le savoir. Mais s’il n’est pas utile à cette tierce personne de savoir quelque chose, comme un péché passé dont l’autre personne s’est déjà repentie, vous n’avez pas besoin d’en parler.

Le Christ souhaite-t-il que vous disiez cela : est-ce quelque chose que Jésus voudrait que vous disiez ?

Quel est votre ton : parlez-vous la vérité dans l’amour, ou bien parlez-vous la vérité pour une autre raison ? Si votre ton n’est pas le bon, il arrive parfois que vos propos rejaillissent davantage sur vous-même que sur la personne concernée.

Q : Dans Tite 3, 8, les bonnes œuvres des chrétiens profitent-elles à tous, y compris aux non-croyants ?

R : Quatre points à prendre en compte dans la réponse.

1. Dans Tite 3, 8, Paul disait que la mise en pratique de son enseignement était profitable à « ceux qui ont cru en Dieu ».

2. Les chrétiens qui agissent ainsi profitent à tout le monde, y compris aux non-croyants, d’au moins deux manières. La vie d’un chrétien, qui témoigne de manière cohérente, est bénéfique pour les non-croyants, car elle contribue à les amener à Christ.

3. D’un point de vue pratique, le fait que les chrétiens viennent en aide aux pauvres, aux orphelins et aux opprimés profite aux non-croyants. Dans de nombreuses régions de l’Inde, par exemple, la plupart des hôpitaux ont autrefois été fondés par des missions chrétiennes et des Églises.

4. Enfin, les chrétiens jouent le rôle de sel et de lumière dans la société (Matthieu 5, 13-14). La lumière met en évidence ce qui est caché dans l’obscurité, et le sel peut ralentir le processus de décomposition de certaines choses.

Q : Dans Tite 3, 9, qu’entend-on par « questions ou disputes futiles », et pourquoi faut-il les éviter ?

R : Les questions qu’une personne pose en cherchant sincèrement à connaître la vérité sur Dieu, ou à vérifier la véracité d’une chose, ne sont pas des questions futiles. En revanche, lorsque la réponse à une question n’a aucune importance ni pour celui qui la pose ni pour celui qui y répond, cela peut constituer une perte de temps qui détourne les gens de ce qu’ils devraient apprendre.

Q : Dans Tite 3, 9-11 et 1 Timothée 6, 4-5a, Paul a contesté, débattu ou, à tout le moins, dialogué avec les pharisiens, les sadducéens et les polythéistes grecs. Quelle est la différence entre une « dispute insensée » et une « dispute utile » ?

R : Les gens se disputent souvent de manière insensée lorsqu’ils perdent le sens de la mesure. Une question à se poser est : « Et alors ? » Si le fait qu’un camp ait raison, par opposition à l’autre, ne change rien au fond, alors vous avez peut-être des sujets plus importants à aborder.

Les mots plutôt que le sens

Filtrer le moucheron et avaler le chameau.

Lorsqu’ils privilégient les méthodes et les processus au détriment des réalités spirituelles

Interpréter de manière allégorique des passages des Écritures qui ne sont pas des allégories.

Perdre son temps sur des choses insignifiantes, tout en ignorant les choses essentielles.

Les croyants qui agissent ainsi constituent en réalité une grave menace pour l’Église. Si une personne n’est pas un croyant mais un hérétique qui détourne les gens du Christ, elle doit être exclue de l’Église, ou il faut s’en éloigner, comme le dit 1 Timothée 6, 5. Mais ici, même une personne qui sème la discorde doit être exclue de l’Église, même si elle est croyante. Cette décision doit être prise par les anciens de l’Église (et non par une seule personne). Elle doit intervenir après que l’on se soit d’abord efforcé de les avertir et de les corriger.

Q : Dans Tite 3, 10, les fidèles qui pèchent doivent-ils être corrigés avec humilité, ou doivent-ils être exclus comme le prévoit 1 Corinthiens 5, 5 ?

R : Les deux font partie du processus, mais il faut comprendre la différence entre la correction et la réprimande. La correction consiste à signaler à quelqu’un qu’il agit mal alors qu’il n’en a pas conscience ; elle consiste également à aider une personne en proie à un péché de dépendance qui s’est manifestée pour demander de l’aide. La réprimande consiste à avertir à nouveau quelqu’un après qu’il a sciemment continué à agir mal.

Un fidèle doit être corrigé, avec humilité, lorsqu’il commet une faute involontaire ou qu’il demande de l’aide. Un fidèle doit être réprimandé, puis exclu, s’il persiste dans sa rébellion.

Q : Dans Tite 3, 12, que savons-nous de la ville de Nicopolis ?

R : Paul allait y passer l’hiver avant de se rendre en Dalmatie (2 Timothée 4:10), dans les régions actuelles de la Croatie et de la Bosnie ; il s’agissait de la plus importante des villes portant le nom de Nicopolis. Cette Nicopolis était un grand port de l’Épire, sur la côte ouest de la Grèce (en Grèce actuelle). Elle était appelée « Nicopolis », ce qui signifie « ville de la victoire », car Octave (le futur empereur Auguste) fonda la ville après avoir vaincu Marc Antoine lors de la bataille navale de la baie d’Actium, près de là, en 31 av. J.-C. Il existait également six autres villes plus petites portant le nom de Nicopolis en Cilicie et en Thrace, mais c’est la seule ville portuaire qui se trouvait sur l’itinéraire de Paul.

Comme Paul cherchait à déterminer où passer l’hiver, cela indique qu’il n’était pas prisonnier lorsqu’il a rédigé l’épître à Tite.

Nicopolis était une ville stratégique pour se rendre en Dalmatie. Dans Tite3:12 , Paul demandait à Tite de le rejoindre à Nicopolis, et dans 2 Timothée4:10 , Paul indique que Tite s’est rendu en Dalmatie. Cet indice suggère que 2 Timothée a été rédigé après l’épître à Tite.

Q : Dans Tt 3,13, qui était Zénas, le juriste ?

R : Nous ne disposons d’aucune autre information sur Zénas que celle contenue dans ce verset. Ce nom pourrait être une forme abrégée de Zenodorus ou de Zénodote. L’un des premiers bibliothécaires de la Bibliothèque d’Alexandrie, bien antérieur à cette époque, s’appelait Zénodote. Ce nom pourrait signifier « don de Zeus » ou « celui qui donne de Zeus », c’est-à-dire la sagesse de Zeus. Ainsi, puisque son nom faisait référence à Zeus, il était presque certainement grec, et non juif, romain ou égyptien. À l’époque, les avocats exerçaient comme aujourd’hui, en plaidant des affaires devant les tribunaux et en rédigeant des documents. On rapporte une affaire célèbre où, après qu’un avocat eut plaidé avec succès pour un client et que celui-ci eut refusé de le payer, l’avocat revint le lendemain et plaida contre son client.

Voir https://www.abarim-publications.com/Meaning/Zenas.html pour plus d’informations.

Q : Dans Tt 3,14, comment pouvons-nous « apprendre » à persévérer ou à nous consacrer à la pratique des bonnes œuvres ?

R : Certaines bonnes œuvres ne vous semblent peut-être pas si naturelles à accomplir ; vous devez peut-être changer. Vous pouvez les rendre plus naturelles en vous y exerçant. J’avais entretenu un dialogue de longue date avec une personne qui est ensuite devenue chrétienne, et celle-ci a décidé d’organiser une fête prénatale pour une collègue. Elles n’étaient pas des amies proches, et cette collègue ne pouvait rien faire pour elle, mais personne d’autre n’allait organiser une fête pour elle. Comme elle l’a dit après avoir organisé la fête : « Je pense que c’était la première fois que je faisais quelque chose de bien pour quelqu’un d’autre ! »

Q : Dans Tite 3, 14, qui sont « nos frères et sœurs » ici ?

R : Il s’agit de nos frères et sœurs chrétiens, quelles que soient leur race, leur origine ethnique, leur sexe, leur fortune ou leur position sociale. Paul n’a pas demandé aux croyants d’exhorter le monde à accomplir de bonnes œuvres, mais il leur a en quelque sorte demandé d’exhorter « nos frères et sœurs », c’est-à-dire les autres chrétiens, à accomplir de bonnes œuvres.

Q : Dans Tite 3, 15, où se trouvait Paul lorsqu’il a écrit à Tite ?

R : Nous disposons d’un indice au verset 15. Paul dit : « Tous ceux qui sont avec moi », ce qu’il n’aurait pas dit s’il s’était trouvé au milieu d’un grand groupe de personnes dans une église locale. Paul était donc probablement en voyage, et les personnes qui l’accompagnaient étaient ses compagnons. Nous supposons qu’il se trouvait dans les environs de Corinthe.

Q : Dans Tite 3, quel est le principal bénéfice que nous apporte l’épître à Tite ?

R : Vous pouvez apprendre à mener une vie plus pieuse en lisant l’épître à Tite, mais vous risquez néanmoins de passer à côté de l’essentiel. L’essentiel n’est pas de savoir comment mener une vie plus pieuse, mais plutôt comment vous pouvez aider d’autres croyants à mener une vie plus pieuse. L’épître à Tite est un livre destiné aux pasteurs. Mais tous les chrétiens mûrs, hommes et femmes, devraient être des pasteurs dans un certain sens, même si nous n’exerçons pas officiellement la profession de pasteur. Nous devons être des pasteurs, en aidant à guider notre famille, les jeunes croyants de l’Église, ainsi que les chrétiens et les non-chrétiens que nous rencontrons. Cette compétence, ou le fait d’être un bon pasteur, n’est pas une compétence dont les jeunes croyants ont nécessairement besoin ou qu’ils possèdent, mais quelque chose que nous sommes censés développer à mesure que nous mûrissons dans le Seigneur.

Q : Dans Tite, comment sait-on que c’est vraiment Paul qui a écrit ce livre ?

R : Tite 1, 1 l’affirme, et l’Église primitive n’a jamais remis en question le fait que Paul ait écrit l’épître à Tite. Clément d’Alexandrie mentionne que Paul a écrit l’épître à Tite dans les Stromates (193-202 apr. J.-C.), livre 1, chapitre 14, p. 313. Paul a écrit l’épître à Tite après l’an 64 apr. J.-C.

Q : Dans Tite, comment savoir si le texte dont nous disposons aujourd’hui est une version fidèle de ce qui a été écrit à l’origine ?

R : Il y a au moins trois raisons.

1. Dieu a promis de préserver sa Parole dans Ésaïe 55, 10-11 ; Ésaïe 59, 21 ; Ésaïe 40, 6-8 ; 1 Pierre 1, 24-25 ; et Matthieu 24, 35.

2. Les témoignages de l’Église primitive. Les auteurs de l’Église primitive, jusqu’au premier concile de Nicée (325 apr. J.-C.), ont cité l’épître à Tite environ 22 fois, sans compter les allusions. Ils ont cité 33 % de l’épître à Tite, en comptant les versets fractionnaires comme des fractions. Cela représente 15,04 versets sur un total de 46.

Voici les onze auteurs pré-nicéens qui ont fait référence à des versets de l’épître à Tite.

Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) cite la moitié de Tite 3, 1b : « Vous n’avez jamais refusé aucune bonne action, étant “prêts à toute bonne œuvre” » (6 mots sur 13). 1 Clément, chap. 2, vol. 1, p. 5

Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) : l’index des Pères anténicéens, volume 1, mentionne également des références à Tite 1,2 et à l’2:14 , mais il s’agit là d’allusions très ténues.

Ignace d’Antioche (vers 110-117 apr. J.-C.) fait allusion à Tite 1, 2 : « avant le commencement des temps ». Lettre d’Ignace aux Magnésiens, chap. 6, p. 61

Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) cite une partie de Tite 3, 10 en précisant qu’elle est de Paul. Irénée, *Contre les hérésies*, livre 1, chap. 16.3, p. 341

Le Canon muratorien (170-210 apr. J.-C.), ANF, vol. 5, p. 603, mentionne la Lettre de Paul à Tite, ainsi que les douze autres lettres de Paul.

Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) cite Tite 1, 12-13 comme provenant de Paul dans l’Épître à Tite. Les Stromates, livre 1, chapitre 14, p. 313

Tertullien (206/207 apr. J.-C.) mentionne deux épîtres à Timothée et une à Tite dans *Cinq livres contre Marcion*, livre 5, chapitre 21, p. 473

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) fait allusion à Tite 3, 10-11 en précisant qu’il s’agit d’une lettre « adressée à Tite » dans *De la prescription contre les hérétiques*, chapitre 6, p. 245

Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.) cite la moitié de Tite 2, 13. Traité sur le Christ et l’Antéchrist, chapitre 65, p. 219

Origène (vers 240 apr. J.-C.) : « Mais Paul, l’apôtre issu d’Israël, irréprochable selon la justice de la Loi, dit bien » et cite Tite 3, 3. *Homélies sur Jérémie*, homélie 5, chap. 1, p. 41 (traduit par Jérôme)

Novatien (250-257 apr. J.-C.) cite l’intégralité de Tite 1, 15. *Sur les viandes juives*, chap. 5, p. 648.

Cyrille fut évêque de Carthage de vers 248 jusqu’à son martyre en 258 apr. J.-C. Il cite Tite, en l’appelant simplement « À Tite » dans les Traités de Cyrille, Traité 12, troisième livre, 78, p. 552.

Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) mentionne que Paul a écrit l’Épître aux Éphésiens, la Première Épître à Timothée et l’Épître à Tite dans les « Traités de Cyrille », traité 12, livre III – « Témoignages », chapitres 70 à 78, p. 552.

Denys d’Alexandrie (246-265 apr. J.-C.) cite Tite 3, 10 comme étant de Paul. Commentaire sur l’Ecclésiaste, chap. 3, 9, p. 114

Plus de 35 auteurs postérieurs au concile de Nicée

Eusèbe de Césarée (318-339/340 apr. J.-C.)

Athanase d’Alexandrie (367 apr. J.-C.) énumère les livres du Nouveau Testament dans sa Lettre festale n° 39, p. 552

Le Canon de Cheltenham (= Catalogue de Mommsen) (vers 360-370 apr. J.-C.) fait référence à Tite

Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.) cite Tite 1, 9-10 comme étant de l’« apôtre bienheureux Paul » dans *Sur la Trinité*, livre 8, chapitre 1, p. 137

Le *Synopsis Scripturae Sacrae* (350-370 apr. J.-C. ou Ve siècle) mentionne l’Épître de Paul à Tite comme faisant partie du Nouveau Testament. Il cite Tite 1, 1-2a.

Le schismatique Lucifer de Cagliari/Calaris (370/371 apr. J.-C.) fait référence à Tite 1, 10

Éphraïm le Syrien (350-378 apr. J.-C.)

Basile de Cappadoce (357-378/379 apr. J.-C.)

Le synode de Laodicée (en Phrygie) (343-381 apr. J.-C.), au canon 60, p. 159, énumère les livres de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament. Le canon 59, p. 158, stipule que seuls les livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament peuvent être lus à l’église.

Ambrosiaster (après 384 apr. J.-C.) fait référence à Tite 1, 4, 10 (3, 1)

Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) cite Tite 2, 11 comme étant de Paul dans sa « Conférence » 1.2, p. 104

Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.) cite l’intégralité de Tite 2, 1 comme étant de l’apôtre. *Les devoirs du clergé*, livre 1, chap. 10, p. 6

Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.) cite la moitié d’un verset de Tite

Pacien de Barcelone (342-379/392 apr. J.-C.)

Amphilochius, dans son « Iambi ad Seleucum » (-394 apr. J.-C.), fait référence à Tite

Grégoire de Nysse (vers 356-397 apr. J.-C.) mentionne Tite 2, 13 comme « une lettre adressée à son disciple Tite » dans *Contre Eunomius*, livre 11, chapitre 2, p. 232

Grégoire de Nysse (vers 356-397 apr. J.-C.) fait référence à Tite 2, 9 comme étant de l’apôtre dans *Contre Eunomius*, livre 2, chapitre 14, p. 130

Didyme l’Aveugle (398 apr. J.-C.) fait référence à Tite 1, 5-9 comme étant une lettre de l’apôtre à Tite. Commentaire sur Zacharie 8, p. 162

Le Livre syriaque des degrés (Liber Graduum) (350-400 apr. J.-C.) cite la moitié d’un verset de Tite

Le Catalogue syrien de Sainte-Catherine (vers 400 apr. J.-C.) mentionne Tite.

Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.) mentionne Philémon, les Hébreux, les deux épîtres à Timothée, Tite, les Romains, les Galates, les Philippiens et les Éphésiens. Le Panarion, section 3, d’après les scholions 1 et 5, p. 334

Le pape Innocent Ier de Rome (vers 405 apr. J.-C.) mentionne Tite.

Le Commentaire de Rufin sur le Credo des Apôtres (374-406 apr. J.-C.) fait référence aux épîtres de Paul, ce qui implique l’épître à Tite.

Jean Chrysostome (396 apr. J.-C.) a rédigé six sermons sur l'épître à Tite qui ont été conservés. Dans la première homélie, il affirme que Paul a adressé l'épître à Tite à l'un de ses compagnons.

Jean Chrysostome (-407 apr. J.-C.) a rédigé des commentaires sur l’Évangile selon Jean, l’Épître aux Romains, la 1re Épître aux Corinthiens, la 2e Épître aux Corinthiens, l’Épître aux Galates, l’Épître aux Éphésiens, l’Épître aux Colossiens, l’Épître aux Philippiens, la 1re Épître aux Thessaloniciens, la 2e Épître aux Thessaloniciens, la 1re Épître à Timothée, la 2e Épître à Timothée, l’Épître à Tite, l’Épître à Philémon et l’Épître aux Hébreux.

Le concile de Carthage (218 évêques) (393-419 apr. J.-C.) fait référence à l’épître à Tite.

Jérôme (373-420 apr. J.-C.) traite des livres du Nouveau Testament. Il aborde plus particulièrement chacun des quatre Évangiles, les épîtres de Paul aux sept Églises, l’épître aux Hébreux, ainsi que les épîtres de Paul à Timothée, à Tite et à Philémon. Jérôme traite ensuite des Actes des Apôtres. Puis il aborde les sept épîtres de Jacques, Pierre, Jean et Jude. Enfin, il aborde l’Apocalypse de Jean. Lettre 53, chap. 9, p. 101-102.

Sozomène (370/380-425 apr. J.-C.) qualifie l’épître à Tite d’«1:15 , la Parole divine ». Histoire ecclésiastique de Sozomène, livre 1, chap. 11, p. 247

Augustin d’Hippone (388-430 apr. J.-C.) affirme que c’est Paul qui a rédigé l’épître à Tite. Dans *Sur le pardon des péchés et le baptême*, chap. 49, p. 33. Il fait également référence à Tt 2, 10 ; 3, 1

Jean Cassien (419-430 apr. J.-C.) cite Tite 2, 11-13 comme étant de Paul dans *Sept livres*, livre 2.5, p. 559

Vincent de Lérins (vers 434 apr. J.-C.)

L’Histoire ecclésiastique de Socrate (vers 400-439 apr. J.-C.) mentionne l’épître à Tite comme étant de l’apôtre.

Eutale de Sulca (vers 450 apr. J.-C.)

Speculum (Ve siècle)

Théodoret de Cyr (423-458 apr. J.-C.) fait référence à l’épître à Tite

Le pape Léon Ier de Rome (440-461 apr. J.-C.) fait référence à un verset de l’épître à Tite en le qualifiant d’apôtre

Prosper d’Aquitaine (425-465 apr. J.-C.) fait référence à Tite 3, 3-5 en parlant de Tite

Parmi les livres hérétiques et apocryphes

L’hérétique encratite Tatien (-177 apr. J.-C.) cite un quart de l’épître à Tite1:12 , « bien que certains disent que les Crétois sont des menteurs ». Discours de Tatien aux Grecs, chap. 27, p. 76

L’hérétique Pélage (416-418 apr. J.-C.) fait référence à Tite 1, 10 ; (3, 15)

L’hérétique pélagien Théodore de Mopsueste (392-423/429 apr. J.-C.)

Tous ces textes sont encore disponibles aujourd’hui.

L’hérétique Marcion a rejeté l’épître à Tite, comme il l’a fait avec de nombreux autres livres de la Bible

3. Les plus anciens manuscrits de Tite dont nous disposons présentent de légères variations, mais aucune erreur d’importance théologique.

p. 32, Tite 1, 11-15 ; 2, 3-8 (seconde moitié du IIe siècle) L’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts* présente une photographie d’une partie de la p. 32 à la p. 124.

vers 200 apr. J.-C. – 1968 – *Le texte du Nouveau Testament*.

p. 61 Romains 16, 23, 25-27 ; 1 Corinthiens 1, 1-2, 2-6 ; 5, 1-3, 5-6, 9-13 ; Philippiens 3, 5-9, 12-16 ; Colossiens 1, 3-7, 9-13 ; 1 Thessaloniciens 1, 2-3 ; Tite 3, 1-5, 8-11, 14-15 ; Philémon 4-7. Vers 700 apr. J.-C.

vers 700 apr. J.-C. – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

Vers 700 apr. J.-C. – 1975 – Aland et al., troisième édition.

Vers 700 apr. J.-C. – 1998 – Aland et al., quatrième édition révisée.

Sinaiticus [Si] 340-350 apr. J.-C.

L'épître à Tite n'a pas été conservée dans le Vaticanus

Alexandrinus [A] vers 450 apr. J.-C.

Copte bohairique [Boh] IIIe/IVe siècle

Copte sahidique [Sah] IIIe/IVe siècle

I Washington D.C., Ve siècle (Tite2:10 , et d’autres ?)

Gothique 493-555 apr. J.-C.

Éphraïmi Rescriptus [C] Ve siècle

Claromontanus [D] Ve/VIe siècle

Éthiopien [Eth] à partir de vers 500 apr. J.-C.

Consultez la page www.BibleQuery.org/TitusManuscripts.html pour en savoir plus sur les premiers manuscrits de l’épître à Tite.